Jean Chrétien FAVREAU

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ARTS

         
       
 
C'est relatif ...
 

            Nous avons tous en commun que chacun de nous est unique.

            Né dans un décor, personnage d’un casting familial, plongé dans une mise en scène sociale, acteur d’un spectacle instantané, on se conjugue à ce que l’on imagine être, et finit par y ressembler. Comment modeler la glaise des situations dans un tel fatras d’influences ? Dans un monde passager aux repères mouvants, le réel devient une illusion pratique et l’absolu une mesure éphémère. Toute vérité est relative à son champ de référence. Il est tentant de tout indifférencier. Heureusement dans la relativité, des vérités locales sont possibles. Ainsi, les murs d’un bâtiment sont parallèles au fil à plomb, alors qu’en vérité ces parallèles convergent au centre de la Terre. A l’échelle d’une maison, la vérité du fil à plomb est possible. Pas à celle du Spoutnik. La géométrie euclidienne est très utile à une échelle agraire, alors qu’elle n’est pas appropriée à l’espace-temps courbe.

 


          

          

 

            La relativité par définition n’est pas absolue. La seule vérité absolue que je connaisse est celle des nombres quand l’unité, le 1, n’a ni forme, ni force, ni matière, sans que rien n’en fixe la durée ni la mesure, hors de l’espace temps, libre de toute relativité, sans la moindre gravité. Quand le 1 signifie à la fois les parties et le tout, le vide et l’informe, comme un nom sans qualités, une unité sans limites, un terme sans début ni fin.

            La relativité mal comprise mène au nihilisme le plus sadomaso. Albert Camus dans “L’homme révolté”, dit que lorsque plus rien n’est vrai, tout est possible, et qu’alors c’est toujours la loi du plus brutal qui s’instaure au dépend des plus faibles.